Insights — Image · 14 septembre 2026
Prise de vue par drone au Sénégal : réglementation et tarifs
Ce qu'il faut savoir avant une prise de vue par drone au Sénégal : autorisation ANACIM, facteurs de prix, et cas d'usage pour l'immobilier, le BTP et l'événementiel.

Le drone est devenu un outil courant pour l’immobilier, les chantiers ou l’événementiel au Sénégal — mais ce n’est pas un appareil photo qu’on sort sans préparation. Voici ce qu’il faut savoir avant de réserver une prise de vue.
Une autorisation est-elle vraiment nécessaire ?
Oui, dans la grande majorité des cas. L’espace aérien sénégalais est encadré par l’ANACIM (Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie), qui délivre les autorisations de vol de drone civil. Certaines zones — abords d’aéroports, sites stratégiques, secteurs urbains denses — sont soumises à des restrictions ou interdictions spécifiques. Le délai et les conditions exactes dépendent du lieu et du type de prise de vue : mieux vaut lancer la demande dès que possible plutôt que de la découvrir la veille du tournage.
Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une prise de vue par drone ?
- Les démarches d’autorisation. Une zone déjà couverte par une autorisation existante coûte moins cher à traiter qu’un site nouveau demandant une démarche complète auprès de l’ANACIM.
- Photo, vidéo, ou les deux. Un survol de quelques prises fixes n’a pas le même temps de préparation ni de post-production qu’un film complet monté.
- Le nombre de sites et la durée sur place. Un chantier avec plusieurs angles à couvrir sur plusieurs jours coûte logiquement plus qu’un survol ponctuel.
- Le montage et la retouche. Livrer des rushs bruts ou un film monté, étalonné et prêt à diffuser ne demande pas le même travail après le vol.
Les cas d’usage les plus courants au Sénégal
L’immobilier arrive en tête — une vue aérienne vend un terrain ou une propriété mieux qu’aucune photo au sol. Suivent le BTP et l’industrie, pour documenter l’avancement d’un chantier dans le temps ; l’événementiel, pour capter l’ampleur réelle d’un rassemblement ; et le tourisme-hôtellerie, où une vue d’ensemble d’un site vaut souvent plus que dix photos rapprochées.
Ce qu’il faut vérifier avant de réserver un prestataire
Trois vérifications simples évitent le tournage annulé ou le litige après coup : le prestataire gère-t-il lui-même la demande d’autorisation, est-il couvert par une assurance adaptée, et a-t-il un plan de secours si la météo ne permet pas de voler le jour prévu ? C’est exactement l’approche que nous suivons pour chaque tournage — voir notre approche de la production image.
Questions fréquentes
Peut-on filmer par drone n'importe où à Dakar ?
Non. Certaines zones — proximité d'aéroports, sites sensibles, zones urbaines denses — sont soumises à des restrictions ou interdictions. C'est justement pour cela qu'une autorisation préalable auprès de l'ANACIM est nécessaire avant tout vol.
Combien de temps à l'avance faut-il réserver ?
Le délai d'autorisation varie selon le lieu et le type de prise de vue — mieux vaut lancer la demande dès que la date et le site sont connus, plutôt que d'attendre la dernière semaine.
Le prestataire s'occupe-t-il de l'autorisation ?
Cela devrait toujours être le cas pour un prestataire sérieux — demandez-le explicitement avant de réserver. Un tournage sans autorisation valide expose le client, pas seulement le pilote.